Le sommeil, une question fondamentale pour l’enfant

Bien dormir a des conséquences importantes sur la santé au quotidien. En effet, le sommeil :

  • est indispensable au développement cérébral de l’enfant ;
  • régule la production de plusieurs hormones : hormone de croissance, mais aussi cortisol, hormones de l’appétit, insuline. Les privations chroniques de sommeil pourraient expliquer en partie l’augmentation de l’obésité. Les sujets qui ne dorment pas assez grignotent davantage et ont plus faim. Des études ont démontré que les risques de surpoids semblent accrus chez les enfants qui ne dorment pas assez ;
  • consolide les informations mémorisées pendant l’éveil et favorise l’apprentissage récent. Une personne qui s’endort sur une tâche tout juste apprise, améliore sa mémorisation de 30 % ;
  • est associé à une meilleure réponse immunitaire avec des conséquences probables sur la susceptibilité aux infections.

Entre 6 et 12 ans, un enfant a besoin de 9 à 10 heures de sommeil (au minimum) par nuit. Les heures perdues ne sont pas rattrapées !

Comment assurer un sommeil de qualité à ses enfants ?

Quelques principes simples permettent aux enfants de s’endormir rapidement et d’être suffisamment reposés : régularité des horaires de sommeil, environnement calme, ritualisation et disponibilité des parents au moment du coucher, durée suffisante. En respectant ces règles de base, votre enfant ne vivra pas l’heure du coucher comme une punition ou un moment d’anxiété, et il sera reposé le matin.

La durée recommandée du sommeil chez l’enfant :

Vers 6 ans, le temps de sommeil par 24 heures se réduit et passe à 10 heures par nuit. Cette réduction est presque entièrement liée à la disparition de la sieste.

De ce fait, l’enfant est plus fatigué le soir et le sommeil devient très profond au cours de la première partie de la nuit. Les deux premiers cycles de sommeil (chaque cycle dure entre 1h30 et 2 heures) ne comportent souvent pas de phase de sommeil paradoxal, mais uniquement du sommeil lent profond.

Pendant ce sommeil profond, il peut apparaître des terreurs nocturnes ou du somnambulisme, fréquents entre 6 et 10 ans et sans gravité. De plus, pendant les phases de sommeil profond, il est plus difficile pour l’enfant de se réveiller en forme.

Année après année, la durée de sommeil diminue progressivement pour atteindre 9 heures par nuit à l’âge de 12 ans.

Maintenez un rythme de sommeil régulier

Pour qu’il dorme suffisamment, mettez votre enfant au lit tôt et à une heure régulière.

Un rythme irrégulier perturbe les phases du sommeil : l’enfant dort moins bien et sera fatigué la journée. Ce besoin de régularité ne concerne pas seulement le moment du coucher. Pour que l’enfant dorme bien, il est préférable que l’ensemble de sa journée se déroule selon un rythme régulier : repas, école, jeux, bain, télévision, etc.

Une journée bien remplie apporte la fatigue nécessaire à un sommeil de qualité. Limitez cependant les activités trop stimulantes en soirée (sport ou jeux violents, par exemple) qui ont tendance à nuire à l’endormissement. Préférez les activités plus calmes comme dessiner, lire ou écouter une histoire.

Créez un environnement calme et confortable

Pour qu’un enfant dorme bien, maintenez un certain calme dans la maison : évitez de faire du bruit, baissez le volume de la télévision.

La chambre ne doit pas être surchauffée ni trop éclairée, même si une veilleuse destinée à le rassurer n’est pas gênante pour son sommeil.

À partir d’un certain âge, placez une lampe de chevet à portée de sa main pour qu’il puisse allumer la lumière s’il le désire.

La taille de son lit doit lui permettre de choisir sa position pour dormir.

Ritualisez le coucher pour un endormissement serein

Pour les petits enfants, la ritualisation du coucher est essentielle pour un endormissement rapide et sans difficulté, en le rassurant.

Faites-en une mise en scène dans laquelle interviennent habitudes et objets familiers tels que le pyjama, le doudou, la lecture ou la veilleuse, par exemple.

Après la mise en pyjama, asseyez-vous sur le bord de son lit, lisez-lui une histoire, chantez une berceuse, faites-lui un câlin, discutez avec lui de sa journée, dites-lui bonne nuit et quittez la pièce.

Vous devrez faire les choses en douceur mais avec une certaine fermeté afin d’éviter de céder au chantage de l’enfant qui voudra retarder votre départ.

Si pour une raison ou pour une autre vous ne pouvez pas être présent au moment du coucher, préparez-le à cette petite entorse au rituel dès le matin. Rassurez-le en lui précisant que vous viendrez lui dire bonne nuit dans son sommeil.

Sources (cliquez sur ces liens pour approfondir) :

Brochure INPES

Assurance Maladie, amelie.fr

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