La galerie des sentiments…

Quel que soit le support utilisé, les artistes ont de tout temps cherché à représenter les émotions.

Après avoir travaillé sur l’autoportrait en peinture et en dessin, les élèves ont essayé de représenter les différentes émotions qu’ils avaient répertoriées …en sculpture.

Ateliers de calcul mental et d’orthographe à l’Âge d’Or

Le lundi 3 juillet, la classe de CM2 est allée au foyer logement l’Âge d’Or pour une ultime rencontre avec les résidents.

Au programme :

  • un tournoi « Mathador flash » (résoudre par équipe 7 défis en 15 min),
  • un texte sur les droits de l’enfant dans lequel se sont glissées 23 fautes à corriger en équipe.
  • Des chants
  • la « danse des pouces »
  • le goûter pour clore l’après-midi

Pour jouer à Mathador et corriger la dictée à fautes, cliquer sur les liens ci-dessous :

Défi Mathador -Âge d’Or-                    Dictée à faute -CIDE-

Participation aux commémorations du 11 novembre

Le 11 novembre 2016, la classe de CM2 a participé à la cérémonie de commémoration qui marque l’arrêt des combats en 1918 de la première guerre mondiale.

En cette occasion, les élèves ont déclamé des poèmes et lu des textes écrits en classe relatant le parcours de leurs aïeux (arrières-arrières-grands-pères) qui ont combattu durant ce conflit meurtrier.

Cette cérémonie était l’aboutissement d’un projet qui a notamment donné lieu à une exposition à l’intention des autres élèves de l’école.

Autour des souvenirs familiaux liés à la Grande Guerre

Le mardi 18 octobre, la classe de CM2 est allée à l’Âge d’Or rendre compte des recherches des élèves sur leurs aïeux ayant combattu.

En retour, les résidents ont réactivé leurs souvenirs des récits faits par leurs pères, grands-pères ou leurs oncles : des soldats souvent revenus traumatisés, invalides, gazés des tranchées. Un devoir de mémoire pour prendre conscience de la fragilité de la paix et du sentiment relatif de sécurité qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur.

Merci aux résidents de l’Âge d’Or et en particulier à M. ROCHAIS, M. BOUCHER, Mme LASSY pour leurs récits, et à Mme CREPEAU, la coordonnatrice du foyer logement avec qui nous travaillons sur des projets depuis plusieurs années.

Des élèves de la classe de CM2 participeront aux commémorations, le matin du 11 novembre, au monument aux morts de Châtelaillon.

Nos aïeux, les Poilus de 14-18

Les CM2 ont parlé avec leur famille du travail fait en classe à l’occasion des commémorations de la guerre 14-18. Plusieurs d’entre eux ont sollicité leurs grands-parents ou arrières grands-parents afin de faire rejaillir le souvenir de leurs aïeux (souvent leur arrière-arrrière grand-père, c’est à dire le grand-père de leur grand-père) qui ont combattu durant la Grande-Guerre. Voici une première série de textes de ces élèves.

Michel et Salvatore, par Marion

Voici ce que ma mère m’a raconté :

Ses deux grands-pères ont combattu durant la première guerre mondiale. Son grand-père paternel, Michel, né en 1894, a combattu pour la France et  a fait partie des « poilus ». Il a participé à de nombreuses batailles (dont celles de la Marne et de Verdun) et s’est battu dans les tranchées. Il en est ressorti vivant et médaillé à plusieurs reprises, mais hélas, trois de ses frères n’ont pas eu cette chance et sont décédés très jeunes au combat.

Le grand-père maternel de ma mère, Salvatore, né en 1889, était italien. Il a combattu les français au début de la guerre, car l’Italie était une alliée de l’Allemagne. Ce n’est qu’en avril 1915, que l’Italie s’est rangée au côté de la France et de ses alliés. Il a donc également connu les batailles sanglantes et est devenu invalide : il a en effet inhalé des gaz dangereux sur le champ de bataille et a souffert de graves séquelles le reste de sa courte vie.

Il est « drôle », façon de parler, de savoir que mes deux arrières-grands-pères se sont battus l’un contre l’autre. Mais, malheureusement, ni l’un ni l’autre n’avaient décidé d’aller perdre les plus belles années de leur jeunesse dans cette terrible guerre.

Daniel, Louis, Emile, Léon, Jean-Baptiste et Alcide, par Victor

Du côté de ma grand-mère, ils étaient quatres frères. Seuls deux en sont ressortis vivants : Daniel, mon arrière-arrière-grand-père et Louis, son frère aîné. Les deux autres (Emile et Léon) sont morts en 1915, en seulement un mois d’écart. Ils vivaient en Picardie avant la guerre. Daniel est mort à 85 ans (il a commencé la guerre à 17 ans). Il était dans l’infanterie (il commbattait au sol). A part le grand-père maternel de ma grand-mère, qui a fui la Hongrie au début de la guerre, les grands-pères de mes grands-parents maternels ont tous fait la guerre.

Du côté de mon grand-père, ses deux grands-pères ont fait la grande guerre. Jean-Baptiste, son grand-père paternel, était fantassin (aussi au sol). Il vivait dans la Creuse. Il est mort très vieux, à 98 ans. Il était boulversé par la guerre et n’en parlais jamais. Son autre grand-père, Alcide, est mort à 78 ans. La guerre l’avait rendu furieux. Il disait qu’on leur donnait de l’alcool pour se donner du courage au moment de l’assaut. Il a meme jeté la médaille qui lui a été décernée à la fin de la guerre.

Georges Ployet, par Margaux

Mon arrière-arrière-grand-père paternel, Georges Ployet, a combattu pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918), il a été emprisonné pendant 4 longues et terribles années. Son frère Maurice Ployet a combattu à la célèbre bataille de Verdun et survécu à la guerre. Mon arrière-grand-père est né en 1922 après  que Geoges soit revenu de prison et il sera le 4°enfant de la famille.

Paul Rossignol, par Arthur

Paul Rossignol était mon arrière-arrière-grand-père du coté de ma maman. C’était un poilu qui a participé à la première guerre mondiale. Il vivait dans des tranchées ou pleins d’obus s’écrasaient autour de lui  et a survécu. Il a fait aussi la bataille du détroit des Dardanelles qui opposa l’empire Ottoman (les Turcs) aux troupes britanniques et Françaises. Du coté de mon papa, mon arrière-arrière-grand-père Basile Moisan a lui aussi fait la guerre de 14-18 et a survécu.

Jean Castrec, par Capucine

capucine récit 14 18

Antoine et Jean MOUVREOU, Léonie RIFFARD et Henri CLAVEL, par Taothily

Mon arrière-arrière-grand-père et mon arrière-grand-père ont été réquisitionnés dans les hôpitaux  pour soigner les malades revenus de la guerre ou restés dans les villes aux alentours. Ils ont combattu pendant la guerre de 1939-1945 et Antoine Mouvreou est mort en quelques jours, alors que Jean Mouvreou a survécu et il est mort à l’âge de mes sept ans.
Mon arrière-grand-mère Léonie Riffard a vécu pendant la guerre 1914-1918 et son père Henri Clavel, mon arrière-arrière-grand-père, était armurier dans cette guerre. Il n’a pas été mobilisé car il fallait qu’il continue  à fabriquer des armes.

Jean, par Nolann

Mon grand-père a retrouvé une lettre de son grand-père (jean)… « Chère famille, j’espère pour vous que la vie se mène bien à Parthenay, parce que moi  je suis en première ligne. On se bat jour et nuit et la soupe est froide quand on la boit. Il y a des souris, rats, poux, puces dans les tranchées. J’espère que je sortirai vivant de cette guerre car chaque minute qui passe, j’ai l’impression que c’est la dernière. Adieu. » (j’ai raccourci et simplifié la lettre).

Finalement, Jean est sorti vivant de la guerre avec une jambe cassée et un œil perdu. Et c’est cette lettre qui se transmet de génération en génération dans la famille.

 

Le monument aux morts de Châtelaillon

Le mardi 10 novembre, La classe de CM2 et l’unité d’enseignement sont allées jusqu’au monument aux morts de Châtelaillon.

Un monument aux morts permet de rendre hommage aux soldats de la commune morts durant les guerres. Après celle de 1914-1918, les communes les ont érigés car cette guerre avait été très meurtière. Celui de Châtelaillon est un obélisque.

Les noms  de 42 poilus châtelaillonnais de la Grande Guerre y sont gravés, aux côtés de 13 hommes morts pendant la guerre de 1939-1945 et de 5 soldats tombés durant la guerre d’Algérie.

Nous avons eu à compléter un questionnaire d’observation.

Ensuite, nous sommes allés à Beauséjour pour voir une exposition de képis et de casques de poilus, ainsi qu’un uniforme qui nous ont été présentés par M. DUPUY.

Marion nous a lu un texte qu’elle a écrit avec sa maman. Il relate le parcours de ses deux arrières-arrières-grands-pères, l’un Italien, l’autre Français, qui ont d’abord combattu dans les deux camps opposés jusqu’en 1915. En classe, beaucoup d’entre nous ont relaté des histoires sur des membres de leur famille qui, leur a-t-on dit, avaient combattu lors de la première guerre mondiale. Cela nous a donné envie d’en savoir plus en entamant un travail de recherche :

Pour le mercredi 18 novembre, les élèves de la classe de CM2 sont invités à mener des recherches sur un membre de leur famille ayant combattu pendant la guerre 14-18 en questionnant leurs parents, grands parents et autres membres de leur famille qui pourront les aider, et à écrire un texte d’une quinzaine de lignes présentant le poilu. Des photographies et objets lui ayant appartenu peuvent être apportés. Les textes et photos seront ensuite publiés par les élèves sur ce blog.

Le Grand Siège de La Rochelle (1627-1628)

Le jeudi 21 mai, la classe de CM2 est allée à La Rochelle pour suivre les traces du Grand Siège de 1627-1628. Après avoir étudié en classe Henri IV et la Réforme protestante au XVIème siècle, les élèves ont travaillé sur la riche histoire rochelaise. Cette sortie était le point d’orgue de ce sujet d’étude.

Le matin, nous sommes allés à la médiathèque pour mener un travail en 4 ateliers avec Jean-Louis MAHE :

– Recherches sur une gravure originale de Jacques CALLOT ;

– Etude d’une lettre authentique de Louis XIII à sa mère, écrite à Laleu ;

– Découverte des prix des denrées lors du siège ;

– Travail sur différents extraits du « journal des choses les plus mémorables qui se sont passées lors du dernier siège de La Rochelle » de Jacques Mervault.

Après avoir pique-niqué au cloître des Dames Blanches, nous sommes allés visiter le musée protestant ainsi que le temple qui se trouve juste à côté. Un circuit pédestre sur les traces du Grand Siège était également au programme.